L’actualité européenne des Balkans

Joe Biden montre à l’UE ses propres limites
26 mai, 2009, 20:08
Classé dans : Bosnie-Herzegovine,Kosovo,Serbie,Turquie

La visite du Vice-président américain en Bosnie, au Kosovo et en Serbie, deux semaines avant les élections européennes, est venue rappeller à quel point la diplomatie communautaire a du mal à exister sur le territoire même du Continent. Reçu en héros à Pristina, Biden n’a pas eu grand mal à se faire acclamer. Auréolé de la reconnaissance par l’administration américaine précédente de l’indépendance du Kosovo, il a insisté sur le fait que, pour les Etats-Unis, « l’indépendance du Kosovo est irréversible ». Une opinion que l’ancien congressman a largement contribué à diffuser au Sénat américain avant d’accéder à la vice-présidence.

Belgrade était une étape autrement plus délicate. Quelques députés ultranationalistes n’ayant pas hésité à dénoncer la venue de « cette ordure nazie« . L’accueil par le président Tadic n’en fut pas moins chaleureux. Le soutien américain reste en effet incontournable pour les autorités serbes si elles souhaitent s’ouvrir davantage à l’Ouest tout en déserrant l’étreinte russe et, pourquoi pas, tracer un sillon vers l’UE. Perspective identique pour Sarajevo, première étape du voyage de Biden, qui a assuré les Bosniens de son soutien en vue d’une intégration européenne.

Ajoutons à cela l’impatience affichée par Obama quant à l’adhésion turque, sur ce sujet parfaitement en phase avec la position de son prédecesseur, et nous pourrons nous interroger sur l’opportunité d’une doctrine Monroe européenne.

Voilà une Union européenne bien pauvre en influence sur son propre continent, incapable d’une once de réprobation face à ce que l’on pourrait grossièrement dénoncer comme une ingérence si l’on considérait notre union comme politique.

Le 7 juin, on vote pour quoi exactement?



Le veto de la Slovénie, ou comment la règle de l’unanimité devient une menace pour l’intégration des Balkans

La Croatie pourrait faire son entrée dans l’Union européenne dès 2010, dixit Nicolas Sarkozy lors de son discours d’adieu au Parlement. « Si tout se passe bien« , a-t-il cependant ajouté. Si les Irlandais font le bon choix, donc.

Et voilà que la petite Slovénie, tête de pont de l’Union dans les Balkans, modèle de développement dans les pays de l’Est et, surtout, voisin et ancien colocataire de la Croatie au sein de la Yougoslavie, dit non. Ljubljana pose son veto à l’ouverture de nouveaux chapitres de négociation. Un problème de frontières communes, notamment, a expliqué le Premier ministre Borut Pahor. Les Croates auraient présenté lors des négociations des documents en contradiction avec le tracé des frontières établi par les Slovènes. Voilà qui met en lumière une règle fondamentale au sein de l’Union : l’unanimité est requise pour l’entrée d’un nouveau membre. Appliquée aux Balkans, cette règle est explosive.

(suite…)


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